Le blues de Steve Rowe au St-CyrilleHélène GouletLe guitariste Steve Rowe, qui montera sur la scène du Cabaret du Saint-Cyrille le samedi 8 mai, est un bluesman dans la plus pure des traditions. Son deuxième album, intitulé No refund, témoigne de cette passion pour le blues. À l'écoute de ce compact, dont les pièces ont été composées par Rowe et son acolyte, le bassiste Alec McElcheran, on reconnaît ici et là les influences des plus grosses pointures du blues que sont les B.B. King, Muddy Waters et compagnie. De passage à Sorel-Tracy pour faire la promotion de leur spectacle cette semaine, Steve Rowe, un anglophone originaire de la région de Montréal, n'est pas volubile. Réservé, il préfère faire passer ses émotions par le biais de son instrument, car il s'agit d'un guitariste fort talentueux, que les vrais amateurs de blues apprécieront. Celui qui a déjà joué avec Jim Zeller, Carl Tremblay et Bob Harrisson ne donne toutefois pas dans le blues-rock, précisons-le. Ceci dit, le son est électrique, comme l'est, par exemple, celui de BB King. Steve Rowe est un véritable fanatique de guitare, explique son partenaire Alec McElcheran. Il aime écouter tous les guitaristes, sans exception. Ses influences sont par la suite entremêlées dans un melting pot qui fait ressortir son art personnel. De son côté, McElcheran précise que si le blues est en apparence une musique simple, il peut offrir une multitude de sonorités. Le blues, ce n'est pas considéré comme de la musique intellectuelle, c'est de la musique pour les tripes. Mais, tout compte fait, il y en a aussi pour les intellectuels ! résume-t-il. Le blues, c'est toujours efficace ! À 10 $ le billet, il n'y aura pas de remboursement à la porte: No refund, comme dit l'album. Ceci dit, je ne crois pas que les amateurs s'en formaliseront. |



