Édition du 19 février 2002 Vol. 24, No. 24
   77, rue George, Sorel (Québec)


Depuis 1999, il a offert 98 spectacles dans son cabaret, Pour Denis Castilloux, la culture est aussi un très bon outil de développment.

Lorraine Rochon et Denis Castilloux sont les propriétaires du cabaret Saint-Cyrille. Ils ont présenté en point de presse, mercredi, leur programmation de printemps
Photo: Maurice Parent

Depuis 1999, le Cabaret Saint-Cyrille a produit 98 spectacles dont 28 avec des artistes d’ici, ont noté fièrement ses propriétaires, Denis Castilloux et Lorraine Rochon. Sans compter les soirées et événements spéciaux qu’ils y ont tenu.

Voilà un bilan qui les enchante et qui donne du poids à leur quête d’artistes à produire, a expliqué M. Castilloux: «En fait, tu construis programmation après programmation, sans vraiment te rendre compte que la liste des gens qui sont montés sur ta scène s’allonge. Moi, j’ai senti le besoin de dresser cette liste quand j’ai appelé le gérant d’un artiste connu pour qu’il vienne chanter ici. Et que ce dernier m’a demandé : qui va chanter chez vous ? J’ai vite vu qu’avoir cette liste à portée de la main est fort utile, car cela incite certains gérants à accepter ton offre!»

Somme toute, le Saint-Cyrille fait sa place au soleil des salles de spectacles hors des grands centres. Des artistes connus aiment bien venir s’y produire. À cause de sa capacité d’accueil de 325 places. À cause aussi du cachet de cette salle construite dans la vielle quincaillerie. Et de l’ambiance qu’on sait y mettre. Comme des artistes d’ici peuvent s’y produire, acquérir de l’expérience précieuse et éventuellement prendre leur place dans le monde du spectacle québécois : « Le cabaret est bien vu dans le monde du spectacle, je m’en aperçois bien. Et les artistes d’ailleurs s’en parlent aussi entre eux. J’en suis d’autant content que cela veut dire qu’il y a aussi de la place, dans le monde du spectacle, pour le secteur privé. Et on est à faire la preuve aussi que culture et affaires vont de pair. Qu’ici, les gens sont aussi friands de culture et que des entreprises culturelles peuvent, à leur façon, contribuer au développement économique de la région, au même titre que le tourisme le fait », commente-t-il.

Il se dit aussi conscient que c’est la région qui lui a permis de vivre cette aventure. Il a pu y faire ses classes, ses erreurs et ses bons coups. À Montréal, jamais je n’aurais pu vivre cela, répète-t-il à quelques occasions.

Et, a-t-il terminé, « chacun de nos spectacles a ses retombées ailleurs dans le centre-ville. Puisque je sais fort bien que les gens, après avoir passé trois ou quatre heures chez nous vont ailleurs. Quand nous avons de gros shows, je sais fort bien que les restaurants et bars aux alentours en profitent aussi, leurs propriétaires et fournisseurs me le confirment. Ce dont je suis très content. ». Il estime d’ailleurs les retombées de ces spectacles entre 18 000 $ et 22 000 $. Et de poursuivre : « Et j’ai bien hâte de voir, le premier mars, alors que Steve Hill sera chez Azimut, à la salle Codling et qu’on aura chez-nous les harmonicistes Carl Tremblay, Guy Bélanger et Ken Bunkoff, ce que sera la vie au centre-ville où certainement quelque 600 amateurs friands de cette musique y viendront. Il y aura affluence, ce soir-là. Tout sera accoté. Et je suis certain que cela aura son impact sur la vie sociale, culturelle et économique de notre milieu. Cela donnera une autre image de ce que nous pouvons être. Et la culture sera, ce soir-là un des fers de lance de la région ! », convaincu d’être dans la bonne voie et de contribuer sa part à cette activité.