Depuis 1999, il a offert 98 spectacles dans son cabaret, Pour Denis
Castilloux, la culture est aussi un très bon outil de développment.
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Lorraine Rochon et Denis Castilloux sont les propriétaires du
cabaret Saint-Cyrille. Ils ont présenté en point de presse, mercredi,
leur programmation de printemps Photo: Maurice Parent
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Depuis 1999, le Cabaret Saint-Cyrille a produit 98 spectacles dont 28
avec des artistes d’ici, ont noté fièrement ses propriétaires, Denis
Castilloux et Lorraine Rochon. Sans compter les soirées et événements
spéciaux qu’ils y ont tenu.
Voilà un bilan qui les enchante et qui donne du poids à leur quête
d’artistes à produire, a expliqué M. Castilloux: «En fait, tu
construis programmation après programmation, sans vraiment te rendre
compte que la liste des gens qui sont montés sur ta scène s’allonge.
Moi, j’ai senti le besoin de dresser cette liste quand j’ai appelé le
gérant d’un artiste connu pour qu’il vienne chanter ici. Et que ce
dernier m’a demandé : qui va chanter chez vous ? J’ai vite vu qu’avoir
cette liste à portée de la main est fort utile, car cela incite
certains gérants à accepter ton offre!»
Somme toute, le Saint-Cyrille fait sa place au soleil des salles de
spectacles hors des grands centres. Des artistes connus aiment bien
venir s’y produire. À cause de sa capacité d’accueil de 325 places. À
cause aussi du cachet de cette salle construite dans la vielle
quincaillerie. Et de l’ambiance qu’on sait y mettre. Comme des artistes
d’ici peuvent s’y produire, acquérir de l’expérience précieuse et
éventuellement prendre leur place dans le monde du spectacle québécois
: « Le cabaret est bien vu dans le monde du spectacle, je m’en aperçois
bien. Et les artistes d’ailleurs s’en parlent aussi entre eux. J’en
suis d’autant content que cela veut dire qu’il y a aussi de la place,
dans le monde du spectacle, pour le secteur privé. Et on est à faire la
preuve aussi que culture et affaires vont de pair. Qu’ici, les gens
sont aussi friands de culture et que des entreprises culturelles
peuvent, à leur façon, contribuer au développement économique de la
région, au même titre que le tourisme le fait », commente-t-il.
Il se dit aussi conscient que c’est la région qui lui a permis de
vivre cette aventure. Il a pu y faire ses classes, ses erreurs et ses
bons coups. À Montréal, jamais je n’aurais pu vivre cela, répète-t-il à
quelques occasions.
Et, a-t-il terminé, « chacun de nos spectacles a ses retombées ailleurs
dans le centre-ville. Puisque je sais fort bien que les gens, après
avoir passé trois ou quatre heures chez nous vont ailleurs. Quand nous
avons de gros shows, je sais fort bien que les restaurants et bars aux
alentours en profitent aussi, leurs propriétaires et fournisseurs me le
confirment. Ce dont je suis très content. ». Il estime d’ailleurs les
retombées de ces spectacles entre 18 000 $ et 22 000 $. Et de
poursuivre : « Et j’ai bien hâte de voir, le premier mars, alors que
Steve Hill sera chez Azimut, à la salle Codling et qu’on aura chez-nous
les harmonicistes Carl Tremblay, Guy Bélanger et Ken Bunkoff, ce que
sera la vie au centre-ville où certainement quelque 600 amateurs
friands de cette musique y viendront. Il y aura affluence, ce soir-là.
Tout sera accoté. Et je suis certain que cela aura son impact sur la
vie sociale, culturelle et économique de notre milieu. Cela donnera une
autre image de ce que nous pouvons être. Et la culture sera, ce soir-là
un des fers de lance de la région ! », convaincu d’être dans la bonne
voie et de contribuer sa part à cette activité. |