The Stephen Barry Band
Tout à coup, "Mesdames, Messieurs, bla, bla, bla The Stephen Barry Blues Band". Ok, et c'est parti, ça commence tranquillement avec un bon blues jazzé style américain que je ne connais pas du tout, mais un déplacement de mon talon se fait sentir progressivement, puis on enchaîne avec la deuxième pièce, là c'est tout mon pied qui bouge, puis la troisième, la quatrième, la cinq..., et c'est la tête maintenant qui se fait aller. Je ne danse pas parce que je n'aime pas cela, mais en me levant la tête un peu j'aperçois plein de gens, (toujours des filles...), qui dansent allègrement dans le cabaret. Mais aussi étonnant que cela puisse paraître, je ne connais aucune chanson de leur répertoire, "mais ça ne fait rien...c'est bon". Il faut dire par contre que je ne suis pas un grand expert en blues, lorsque je jouais de la musique c'était plutôt du "Ray Vaughan, Hendrix, The Doors", etc... vous savez ce qui était très populaire à cette époque, mais M.Barry lui, n'oublions pas, est plus considéré comme Canadien anglais, que Québécois, (puisqu'il nous vient de "Lachine" en banlieue de Montréal) donc, sa musique nous provient d'une source différente et croyez-moi ça faisait du bien d'entendre quelque chose de différent.
Pour un jeux de sax original et étonnant, Jody Golick et son sax Ténor m'a beaucoup impressionné, et le batteur, Adamson et une batterie modèle réduit, c'est à dire: (snare, bass drum, 2 cymbales et un hihat, aucun tom ni de floor tom), nous a démontrer que c'est le batteur qui fait la différence, pas la batterie et Andrew Cowan, le vieux pot de Stephen depuis 23 ans, s'occupe de la guitare en général et a un style de solo qui s'apparente à celui de Robert Fripp de King Crimson qu'il injecte habillement à l'intérieur de ce blues que je considère un peu progressif, si vous me passez l'expression. The Stephen Barry Band a 5 albums sur le marché et célèbre cette année ses 25 ans d'existence. Je n'oublierai pas cette soirée de si tôt et je commence vraiment à aimer l'ambiance de ce cabaret de plus en plus. Jean Doyon / printemps 2000
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